Avec El Kahira, cellule de la mort, Mohammed Moulessehoul (Yasmina Khadra) a construit son hĂ©ros un nationaliste condamnĂ© Ă mort aux premiĂšres heures de la rĂ©volution algĂ©rienne â Ă partir de plusieurs tĂ©moignages recueillis auprĂšs dâanciens locataires des cellules CAM (condamnĂ©s Ă mort). Il pĂ©nĂštre lâunivers morbide des geĂŽles coloniales et le sadisme des gardiens. Dans cet enfer, les condamnĂ©s apprennent Ă rĂ©sister Ă la guillotine non pour y Ă©chapper mais pour y aller en restant homme. Kateb Yacine, dans sa prĂ©face Ă lâun des tĂ©moignages de Abdelhamid Benzine, la montagne et la plaine : « Ces Ă©crits aussi courts que simples, ont toute la force du vĂ©cu. Ils Ă©clatent comme des coups de feu et ils vont droit au but. Ils font revivre en un Ă©clair ces hommes et ces femmes sans lesquels lâAlgĂ©rie ne serait pas venue au monde, les obscurs militants toujours sortis de la nuit noire et qui passent dâune nuit Ă lâautre : les mille et une nuits de la rĂ©volution ». Khadra a rĂ©ussi a restituĂ© le langage morbide de ces gardiens qui ne jurent que par la guillotine.
Avec El Kahira, cellule de la mort, Mohammed Moulessehoul (Yasmina Khadra) a construit son hĂ©ros un nationaliste condamnĂ© Ă mort aux premiĂšres heures de la rĂ©volution algĂ©rienne â Ă partir de plusieurs tĂ©moignages recueillis auprĂšs dâanciens locataires des cellules CAM (condamnĂ©s Ă mort). Il pĂ©nĂštre lâunivers morbide des geĂŽles coloniales et le sadisme des gardiens. Dans cet enfer, les condamnĂ©s apprennent Ă rĂ©sister Ă la guillotine non pour y Ă©chapper mais pour y aller en restant homme. Kateb Yacine, dans sa prĂ©face Ă lâun des tĂ©moignages de Abdelhamid Benzine, la montagne et la plaine : « Ces Ă©crits aussi courts que simples, ont toute la force du vĂ©cu. Ils Ă©clatent comme des coups de feu et ils vont droit au but. Ils font revivre en un Ă©clair ces hommes et ces femmes sans lesquels lâAlgĂ©rie ne serait pas venue au monde, les obscurs militants toujours sortis de la nuit noire et qui passent dâune nuit Ă lâautre : les mille et une nuits de la rĂ©volution ». Khadra a rĂ©ussi a restituĂ© le langage morbide de ces gardiens qui ne jurent que par la guillotine.